C'est finalement se refuser aux spéculations.
Je n'ai jamais spéculé sur mes amis.
Je me suis contenté,
malgré tout,
de les aimer,
comme ils sont.
Et là,
après toutes ces années,
je ne peux plus,
j'arrête.
Ils sont faux,
isls ont froids,
ils sont finalement rongés par l'âge adulte,
vous savez ce faux air sérieux,
nihiliste,
pédant,
consciencieux et condescendant.
Tout cela je le déteste.
Finalement j'ai appris à les détester autant que les aimer.
Certains partiront à jamais,
à jamais,
voilà ce que je leur dit.
A jamais vos vies misérables!
A jamais le froid,
à jamais vos lâchetés!
On m'oublie.
Toujours, on m'oublie.
Comme ça.
On se dit que je ne suis pas important sûrement.
Où que je suis fort.
C'est cela oui.
«il a vécu des choses»
Il est fort,
haïssons le.
Et ensuite on me fait des reproches.
Elle à osé,
cette femme indigne qui figure parmi mes anciens amis,
elle osé prétendre que je n'écoutais pas les gens.
Moi.
Ne pas écouter.
Moi qui passe ma vie à ça.
Toujours.
Qu'elle soit maudite.
Elle,
eux ,
tous,
n'ont jamais écouté mes pleurs,
ils ont refusé d'entendre,
lorsque j'ai dévoilé ce viol de ma pensée.
On a violé ma pensée!
Et mon corps encore,
on a tout violé en moi,
ma liberté,
les belles choses,
mon enfance,
et ma grandeur,
on me l'a violée!
Je suis violé, j'ai été violé!!!
Cela toujours,
elles ne l'ont jamais entendu.
Ce genre de femmes n'entend rien.
Rien du tout à part elles mêmes,
et encore.
Je vous hais.
Toujours,
encore,
je vous hait.